Ecriture méditative

Quand la méditation nous inspire et que la main se met en mouvement au contact de son observation attentive. Texte rédigé pendant une méditation intitulée « Ecouter et Voir ».

Les nuages pommellent en grappe comme la surface de l’eau gaufrée par la brise. Les palmes flappent et tam tam en bruit sec et sourd. De little birds piquent le son tandis que d’autres vocalisent. Et par moment, l’air caresse tout ce qu’il trouve pour émettre une vague lapée qui embrasse l’absolu.

Tout glisse et passe, comme ce soleil qui tombe doucement sur les crêtes au loin. Tout recommence, aussi, inexorablement, de manière incessante à l’infini. Le chaud et le froid, le jour et la nuit, la brume et l’ennui.

Lorsque que l’on est purement investi dans l’instant, le monde devient symphonie et œuvre monumentale. Les sons se complètement, les formes se complètent, les couleurs se complètent. L’ensemble s’imbrique dans le moment présent et joue la partition du bonheur. Nourri par notre souffle et notre aptitude à percevoir.

La couleur des jours teinte mon cœur. La pureté de l’azur nettoie mon esprit des pensées de souffrance. Je suis à la fois cet horizon, le ciel et la mer. Je suis cet arbre ou cette feuille de palmier. Je suis cette abeille ou ce goéland, filant dans les airs au contact du vent. Je suis les rayons du soleil qui réchauffent ton cœur saignant. Je suis cet avion qui passe et chacun de ses passagers. Je suis cette terre d’ancrage dans laquelle pas à pas je m’implante. Je suis la douceur des jours et le réconfort du sommeil. Et ma souffrance, je la répartis dans chaque élément qui me compose. L’abeille souffre, la terre souffre, mais pas plus que moi en cet instant. Et surtout, nous ne sommes pas fait que de cela. Tu souffres un peu, je souffre un peu. Je te donne ma souffrance et je prends la tienne.

Cette souffrance, elle est mobile et partout, et fait partie d’un tout qui constitue le monde qui m’entoure. La clé du soulagement est de considérer qu’elle n’est ni normale, ni anormale. Et qu’elle n’est pas plus importante que cette fleur ou cet avion qui traverse le ciel. Elle éclot, se développe et se tarit. Pour revenir plus tard, transformée, avec le visage d’un autre. Pourquoi lui laisserait-on plus de place que ce chant d’oiseau, que ce grain de raisin ou ce coucher de soleil ?

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