La Ligne Verte ou l’allégorie de la compassion

Quelques enseignements transmis par « La Ligne Verte »,
film de 1999 tiré du roman de Stephen King.

Dans la lignée de l’article que j’avais rédigé après avoir découvert Bohemian Rhapsody, je me lance dans la rédaction de cet article pour partager les enseignements que j’ai tirés de ce film très émouvant. Encore une fois, pas de critique cinématographique ici ! Seulement un autre regard sur ce que j’ai observé dans ce récit si particulier.

Le pitch

Un ancien gardien de prison, Paul Edgecomb (l’incroyable Tom Hanks), affecté à l’accompagnement des derniers jours des condamnés à mort, dans les années 30 aux USA, raconte sa rencontre avec John Coffey, un détenu qui se retrouve là, non par hasard, mais par injustice et racisme. Il est noir, donc il est coupable, en somme. C’est ce qu’expliquera son propre avocat en utilisant une parabole épouvantable. Mais bref, je ne vous apprendrai rien sur l’Amérique de l’époque. Là n’est pas mon propos.

Ce brave homme de 2 mètres aux muscles puissants et au comportement de nounours se retrouve aussi là parce que c’est un super gentil. C’est un super héros avec des super pouvoirs. Il a tenté de sauver deux fillettes assassinées, mais a été considéré comme coupable du meurtre, sous prétexte qu’il les tenait dans les bras quand le shérif et le père lui tombèrent dessus. Impossible d’imaginer pour eux qu’un noir ait pu vouloir aider les fillettes, bien sûr. Conclusion : un petit passage par la chaise électrique et justice sera faite.

Mais quel est donc le super pouvoir de John Coffey ?

Le personnage de Coffey est à mon sens l’allégorie de la compassion.

En effet, ce garçon :

  • est capable de ressentir les émotions des autres = empathie
  • est capable d’absorber les maux, les maladies des autres pour les libérer de leur souffrance, et de recracher ces maux dans l’air, non sans un sacré effort qui le rend « très fatigué, patron » = compassion, dans l’acception chrétienne du terme
  • est capable de communiquer des messages par le toucher, comme le souvenir du meurtre des petites filles commis en réalité par l’affreux William Wharton, détenu voisin de Coffey, qu’il transmet à son gardien de prison = capacité de communication non verbale, paranormale, certes.

En raison de ces pouvoirs, le pauvre garçon souffre terriblement (et pas seulement parce qu’il va y passer injustement).

Il ne comprend pas ce qui se passe en lui. Comme nous quand, manquant d’éducation sur ce point, nous nous sentons débordés par nos émotions. Et cela lui rend la vie impossible, car cette hyper sensibilité lui fait sentir comme des petites aiguilles dans la tête, en permanence. Il est épuisé de ressentir sans arrêt les horreurs de ce monde de brutes.

Ne vous reconnaissez-vous donc pas là, amis hyper sensibles ?

Finalement, cet adorable Coffey, véritable « miracle de dieu » d’après ces puritains d’américains, va préférer mourir plutôt que de continuer à vivre cela. Il sera ainsi libéré de sa propre souffrance, provoquée par celle des autres.

Quelle conclusion atroce, sans espoir.

Qu’aurais-je proposé à John Coffey s’il était venu me consulter ?

Imaginons quelques instants que, ayant ras le bol d’être incompris et de souffrir de son pouvoir, John ait franchi le seuil de mon cabinet. Voilà ce que je lui aurai proposé :

D’abord, de comprendre ses propres émotions et de faire la part entre celles des autres et les siennes : les identifier, les comprendre, les exprimer, les transformer pour mettre en place un processus de soin envers soi-même avant de se précipiter pour aider les autres. Car on ne peut aider les autres correctement que quand on prend aussi soin de soi. L’auto-compassion n’est en rien un trait d’égoïsme, mais plutôt un instinct de survie tout comme un mécanisme altruiste. En effet, de nombreux programmes sont désormais proposés aux soignants pour les aider à ne pas s’oublier dans l’exercice de leur mission. Un article ici dans le mag en ligne « espace infirmier ».

Transformer sa compassion chrétienne en Karuna : soit l’acception bouddhiste du terme compassion. Ce terme signifie de souhaiter que chacun soit libéré de sa souffrance, et y contribuer en observant un comportement qui sera exempt de violence, d’agressivité, ou tout autre acte susceptible de blesser l’autre. Ainsi, la différence fondamentale avec la compassion chrétienne se situe sur deux points : ne pas se laisser entrainer par la souffrance de l’autre, c’est à dire ne pas souffrir avec lui, et ne pas tenter de chercher des solutions pour l’autre. Il est plutôt prôné un travail sur soi pour éviter d’être blessant envers l’autre. Et logiquement, si chacun adoptait un comportement non violent, il n’y aurait plus de souffrance dans ce monde causée par l’homme…

Pour cela, la méditation de pleine conscience et l’art thérapie sont deux outils particulièrement indiqués
  • La méditation va nous entrainer à percevoir avec finesse nos ressentis émotionnels, matérialisés par des sensations corporelles, et les pensées que nous y associons. Elle va nous permettre de constater que les émotions ne sont que passagères et que celles des autres ne nous appartiennent pas. Qu’elles peuvent avoir une résonnance en nous, mais qu’on peut aussi lâcher prise sur elles. Cela nous oriente vers une posture d’écoute ouverte (accueil) de la souffrance de l’autre, ce qui constitue un soin très grand pour celui qui se confie à nous, bien trop oublié dans notre société. Ecouter et comprendre au lieu d’interpréter et répondre. Cela permet aussi de ne pas s’épuiser en interprétation et solutionnement face à des émotions qui sont construites par le vécu de l’autre et sur lequel nous n’avons aucun pouvoir ni savoir. Car oui, nous sommes seul à pouvoir influer sur notre vécu émotionnel.
  • L’art thérapie permet d’extérioriser le vécu émotionnel, et cette mise à distance va nous permettre de l’observer pour en comprendre le sens. Et dans une deuxième phase, faciliter la transformation de celui-ci, convertir la souffrance en levier de développement, en force motrice pour un mieux-être. Concrètement, on va poser sur le papier une représentation ce que l’on ressent et y voir plus clairement des informations qui ont leur utilité pour comprendre ce qui nous perturbe. Ensuite, on va reprendre cette représentation pour la rendre constructive, aidante pour nous.

Mais, M. Coffey n’est pas venu me voir. Comme beaucoup de personnes empathiques, sensibles émotionnellement, il aura vécu ce super pouvoir comme un sacerdoce. Pour comprendre que toute caractéristique de ce type est un cadeau plutôt qu’un poids, je vous invite à consulter certaines ressources que j’affectionne :

Steeve Jurion, coach spécialisé dans le domaine de l’hypersensibilité :
Ce TEDx d’Arnaud Chaput sur les neuro-atypiques, qui m’a bien fait rire
Psych2go : une chaîne psycho-éducative qui traite souvent le thème de l’hypersensibilité, de l’empathie.
Et si vous vous reconnaissez ?

Eh bien, réjouissez-vous ! Non seulement, vous êtes dotés de super pouvoirs, mais en plus, il existe une multitude de techniques et d’accompagnement pour les transcender et mieux vivre avec, plutôt que de lutter contre.

N’hésitez pas : sophrologie, relaxation, méditation, art thérapie, hypnose, psychothérapie brève, EMDR… Toutes ces approches peuvent vous aider. L’enjeu est surtout de rencontrer un praticien de confiance avec qui vous vous sentirez prêt à vous ouvrir sur vos problématiques, à votre rythme et en douceur.

Pour ma part, j’ai suivi de nombreux enseignements sur ce thème et me suis spécialisée sur les émotions, car c’est lorsque j’ai commencé à travailler sur ce point que ma vie s’est transformée.

Oui, je souhaite être contacté(e) pour envisager des solutions afin de mieux vivre mon hyper-sensibilité, mon hyper-empathie !

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08/04 – [EMOVERE] : Gestion des émotions et pleine conscience – ouverture des inscriptions pour le cycle de printemps

Le cycle de printemps #EMOVERE – gestion des émotions et pleine conscience,
débutera le 8 avril, toujours à la péniche Althéa.
La pleine conscience va nous aider à mieux identifier nos ressentis, les comprendre, les transformer, les réguler, leur donner du sens.

Etape par étape, les pratiques de méditation vont nous apprendre à développer notre attention, notre capacité d’observation et nous donner la possibilité d’ajuster nos réactions et comportements.

Je vous propose de réserver votre participation dès à présent. A réception de votre pré-inscription, je vous contacterai pour un entretien téléphonique de 20 mn gratuit, afin de valider avec vous la correspondance entre vos besoins et mon enseignement. Aucun acompte n’est demandé lors de la pré-réservation.

Pour qui ?

Pour toutes les personnes sensibles ou émotives, toutes celles désireuses de mieux se connaître et d’acquérir un nouvel outil pour améliorer leur qualité de vie, ou celles qui souhaitent faire de leurs émotions leur SUPER POUVOIR. Il n’y a pas d’âge ou de condition physique pour méditer. Tout le monde peut méditer, quel que soit son tempérament. Nous explorerons ensemble quelle pratique peut le mieux vous correspondre, afin de l’intégrer dans votre routine quotidienne. Si vous avez un doute car vous souffrez de problèmes de santé, l’idéal est de demander l’avis de votre médecin traitant.

Quels bénéfices ? (liste non exhaustive)
  • Emotionnels : identification des émotions, régulation de l’humeur, prévention de la rechute en dépression, meilleure gestion du/des stress, accroissement de l’optimisme et du sentiment de bonheur…
  • Cognitifs : amélioration de l’attention, de la concentration, de la mémorisation, des capacités d’organisation, de prise de recul, de priorisation, de décision, de créativité…
  • Relationnels : meilleure présence à l’autre, meilleure qualité d’écoute, de compréhension, d’adaptation, optimisation des capacités de communication…
  • Physiologiques : amélioration du sommeil, régulation des systèmes nerveux, hormonal et cardiaque, détente musculaire et stimulation de la proprioception…
Le lieu ?

A la péniche Althéa, Avignon, Chemin de l’ile Piot. Un cadre unique pour une aventure personnelle et collective. Un environnement propice au retour à soi, dans la douceur du bois, du bleu, des vagues légères qui peuvent nous bercer.

Découvrir la péniche en cliquant ici

Quelles conditions ?
  • 250 € pour les 10 séances d’1h30
  • Petit groupe de 2 à 7 personnes
  • Du 8 avril au 10 juin inclus – de 19h à 20h30
  • Tapis de sol et coussins à disposition. A amener si vous le souhaitez : banc de méditation, couverture ou tout autre matériel utile à votre bien-être.
  • Pour les personnes souffrant de douleurs corporelles, la méditation peut se pratiquer simplement assis sur une chaise ou allongé.
Comment se déroule l’apprentissage ?

L’apprentissage est constitué d’1/3 d’apports théoriques, 1/3 de pratiques en séance et 1/3 d’échanges entre participants. Il est organisé de manière progressive et dans une logique qui favorise l’intégration des nouveaux savoirs par l’individu. Il a pour but de le guider vers l’autonomie dans sa pratique. Un programme d’exercices à réaliser à domicile est fixé entre chaque séance et il est aussi important que la pratique en séance.

Au fil des séances, vous découvrirez avec la variété des exercices de pleine conscience : en mouvement ou statiques, assis, debout ou allongé, focalisés sur les sensations corporelles, les pensées, les ressentis émotionnels… etc. Les exercices et les apports théoriques varient de séance en séance, permettant ainsi l’intégration de nouveaux concepts et évitant l’ennui.

Quel prérequis ?

Aucun. Il est toutefois déconseillé de vous lancer dans l’apprentissage de la méditation si vous êtes en phase aigüe de dépression, ou si vous souffrez d’une pathologie psychiatrique sévère. Me contacter en cas de doute ou pour que je vous oriente vers des collègues dont la pratique sera plus adaptée. Prenez également conseil auprès de votre médecin traitant.

Vos engagements ?

Une présence à chaque séance, autant que faire ce peut.
De la régularité dans la pratique, de la patience et de la persévérance.
De la tolérance et de la bienveillance, envers vous-même et envers les participants.

Vous souhaitez en savoir +++ avant de vous lancer ?

Initiez vous gratuitement

Avec un programme en ligne en 7 séances.

Marion NUSSBAUMER

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La traversée du désert se fait toujours en caravane


Pourquoi a-t-on tant de mal à accepter de l’aide ?
Pourquoi se condamne-t-on parfois à affronter une traversée du désert en solo ? Top 5 des freins observés à la mise en place d’un accompagnement.

Pour certaines personnes, être accompagnées par un thérapeute ou, pire, un « psy* » ! semble être une chose inenvisageable. Pourquoi ? Démontons ensemble quelques lieux communs qui constituent des freins et nous empêchent d’accéder à une aide précieuse.

* terme qui en soit, n’a aucun sens : parle-ton d’un psychologue ? d’un psychothérapeute ? d’un psychiatre ?
Ces métiers sont différents.

1- « Ce type d’accompagnement, c’est pour les fous« 

Dans l’inconscient collectif, faire appel à un « psy », un thérapeute ou un conseiller… est une démarche qui concerne les personnes « folles », on entend par là, ayant des troubles graves (qui font peur de préférence) : dépression, schizophrénie, autisme (là on confond un handicap à une maladie…), bipolarité (très à la mode, celui-là…). Bref, on ne sait pas de quoi on parle, en fait, et on mélange tout.

Et on fait notamment une confusion entre l’univers de la psychiatrie et celui de la psychologie.

  • Psychiatrie : branche de la médecine consacrée à l’étude et au traitement des maladies mentales.
  • Psychologie : étude scientifique des faits psychiques, des faits relatifs à l’esprit, à la pensée.

Or, nous sommes tous dotés d’une psyché, que nous pouvons choisir de mieux comprendre, dont nous pouvons prendre soin, dont nous pouvons améliorer le fonctionnement.

Sans être concernés par une pathologie psychiatrique, nous pouvons rencontrer certains dysfonctionnement pénalisants, comme la timidité, le manque de confiance en soi, les difficultés de concentration… et avoir envie d’y remédier.

Faire un travail sur soi pour se sentir mieux et être plus épanoui, c’est de cela qu’il s’agit quand on se tourne vers un thérapeute ou un « psy » (qui sera alors un psychologue ou un psychothérapeute et non un psychiatre).

2- « Je suis assez fort, je n’ai pas besoin d’aide »

Nous évoluons dans une société qui tend à renforcer l’individualisme, où le mythe du self-made-(wo)man nous inspire admiration, où l’on nous fait croire qu’on ne peut finalement compter que sur soi-même. Triste sort.

Penser de la sorte est nier un principe fondamental du fonctionnement de l’humanité : l’interdépendance entre les êtres. Notre survie sur la planète n’est due qu’à notre capacité à interagir pour se nourrir, s’habiller, se déplacer… ou tout autre acte quotidien que nous réalisons grâce aux autres, sans pour autant en avoir conscience.

L’être humain est un animal social. Nous l’acceptons facilement pour faire appel à un prestataire de service, pour aller chercher des clients, pour fonder une famille…

Pourquoi est-ce si difficile de reconnaître que l’autre peut nous apporter de l’aide et du soutien dans une période difficile ? Demander de l’aide, ce n’est pas se montrer faible, c’est se montrer volontaire pour trouver des solutions, et miser sur nos valeurs de solidarité et d’humanisme.

Par ailleurs, engager un travail personnel, se confronter aux aspects parfois déplaisants de notre personnalité ou de notre vie dans le but d’y apporter des améliorations, est un des actes les plus courageux que vous ferez dans votre vie !

3- « S’occuper de soi, c’est être égoïste »

Ou une de ses variantes : « je dois d’abord m’occuper des autres (de ma famille, de mes enfants, de mes amis, de mes collègues, de mes équipes…), je m’occuperai de moi quand j’aurai le temps. »

Pensez-vous être pleinement capable d’apporter quelque chose aux autres, si vous n’êtes pas d’abord capable de vous faire du bien à vous ? N’y a-t-il pas ici quelque chose d’illogique ? Ne pensez-vous pas qu’on ne peut transmettre aux autres que ce qu’on a d’abord expérimenté et travaillé soi-même ? Croyez-vous qu’il s’agisse d’un acte égoïste, le fait de vouloir se sentir bien, ou de vouloir amoindrir une souffrance (psychique, émotionnelle, relationnelle….) ?

Une vie ne peut s’élever que si elle est construite sur de solides fondations. Les relations sereines ne fleurissent que si elles sont cultivées sur un terrain fertile et bien nourri. Nous devenons en capacité d’être utile aux autres quand nous sommes en paix avec nous-même.

Ainsi, faire un travail sur soi est à l’opposé d’une démarche égocentrée. Elle est mue initialement par notre propre volonté de changement, notamment dans notre rapport aux autres. L’amélioration de notre relation aux autres et au monde est un des moteurs de notre évolution.

4- « Je n’ai pas confiance en ces accompagnants »

Et vous avez raison d’être méfiant. Malheureusement, dans le milieu du soin comme partout, nous ne rencontrons pas que des personnes compétentes et bienveillantes. Et il est d’autant plus important d’être vigilant dans notre choix, car nous pouvons être en situation de vulnérabilité, que certains praticiens n’hésitent pas à exploiter. C’est scandaleux, mais ça existe, malheureusement.

Plus qu’à un amas de diplômes épinglés au mur de sa salle d’attente ou à un titre pompeux, fiez-vous à votre intuition.

Comment vous sentez-vous en échangeant avec cette personne ? Est-ce que vous vous sentez écouté ? Est-ce que vous vous sentez jugé ? Vous sentez vous contraint, forcé ? Ou au contraire, vous sentez-vous libre d’être qui vous êtes ?

Quelle est l’attitude de cette personne pendant vos échanges ? Est-ce que cette personne vous donne des conseils, des recettes miracles qui fonctionnent rapidement, des explications obscures qui vous demandent de croire en quelque chose ? Quand la personne reformule vos propos, est-elle relativement juste ? La personne vous parait-elle authentique ou joue-t-elle un rôle ? Fait-elle preuve d’humilité : envers elle-même, envers vous, envers les résultats probables de l’accompagnement ? Vous fait-elle des promesses alléchantes ?

Soyez conscient de votre feeling, de votre ressenti : la clé d’un travail réussi passe par la relation de confiance qui se construit dans le temps (50% du travail). Mais dès le premier entretien, même par téléphone, il n’y a pas de place pour le malaise, l’insécurité, la provocation… Votre interlocuteur doit avant tout être en capacité de créer un climat favorable à votre expression et à votre cheminement, en respectant votre rythme. Si vous ne vous sentez pas à l’aise face à la personne, n’insistez pas. Et respectez votre propre sentiment. Ce n’est pas parce votre ami(e) a apprécié cette personne qu’il en sera de même pour vous : nous sommes tous différents.

5- « Je n’ai pas envie d’aller pleurer devant une personne qui hoche la tête sans rien dire »

Ces professions (« psy », thérapeute) souffrent d’un grand nombre de clichés régulièrement entretenus par les œuvres cinématographiques. Je pense par exemple à ces scènes censées raconter une séance de psychanalyse, dans les années 50. Le héros identifie alors un souvenir refoulé grâce à la transe hypnotique et ça y est ! C’est l’illumination et il va mieux pour le restant de ses jours 😅 Ou encore, la soi-disant séance où une personne souffreteuse et livide annone son histoire couchée sur un divan (rouge en velours ou version Le Corbusier en cuir noir), pendant que le « psy », assis derrière elle, écoute sans rien dire. Il a des lunettes, un calpin et un air grave.

Alors, je vous informe d’une chose : ce n’est pas comme ça que ça se passe ! (enfin, ça doit certainement exister, tout est possible…)

Déjà, un travail sur soi ne passe pas forcément par un torrent de larmes à chaque séance. Bien sûr, il peut y avoir des séances plus douloureuses, plus fatigantes que d’autres, mais vous aurez enfin la possibilité d’exprimer et de déposer des choses qui vous pèsent. Se décharger de la peine ou du stress, c’est aussi faire de la place dans votre cœur à d’autres émotions plus agréables, qui vont aussi se présenter pendant les séances ! Joie, rire, amusement, surprise…

Par ailleurs, selon l’accompagnement que vous aurez choisi, vous serez peut-être étonné des nombreuses interactions qui se déroulent pendant une séance de travail. Questionnement, interprétation, visualisation, activité physique, balade dans un parc, peinture, danse…

Mais oui ! Le champ de l’accompagnement est assez vaste pour couvrir les besoins et les tempéraments de la multiplicité des êtres qui peuplent notre terre ! Renseignez-vous au préalable sur l’approche des personnes que vous avez identifiées.

J’espère qu’après avoir pris connaissance de ces quelques lignes, vous vous sentirez plus à l’aise dans le fait de vous engager dans une relation d’aide, quelle que soit sa forme.

Marion Nussbaumer
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Retour sur le cycle de méditation qui vient de s’achever…

Retour sur cette expérience,
ce que je propose et ce qu’en retirent les participants.
Naissance d’une idée 💡

J’ai eu la chance d’être initiée à la Pleine Conscience dans un environnement de soin, par une infirmière. Les bénéfices se sont faits sentir rapidement : baisse de l’anxiété et des ruminations, amélioration de l’humeur, prise de recul et meilleures capacités cognitives (attention, mémoire, expression…). J’entretiens désormais ma pratique avec un stage de 2 jours tous les trimestres, organisé par deux psychothérapeutes.

Convaincue de la pratique, je remarquais toutefois que le programme de base proposé en centre de soin demandait une disponibilité énorme pour s’initier : 8 séances de 2h30 par semaine.

Je me suis dit alors : « Tout le monde aurait besoin de découvrir cet outil qui permet d’avoir une méthode simple pour prendre ce fameux « recul », mieux vivre les événements douloureux de notre vie, mais tout le monde ne peut pas mobiliser une demi-journée par semaine pendant 2 mois ».

Fidèle au principe : « le mieux est l’ennemi du bien« , j’ai choisi d’adapter le programme pour le rendre accessible à tous, à des personnes qui travaillent, des parents qui ne peuvent s’absenter trop longtemps de la maison… tout un chacun qui doit jongler entre son besoin et ses contraintes, mais qui souhaite prendre soin de sa santé (mentale, physique, émotionnelle…).

Le résultat ? 🎯

Une proposition de 10 séances de 1h30, dans laquelle nous abordons l’ensemble des exercices du protocole initial. Chaque séance s’organise comme suit : 1/3 de pédagogie, 1/3 de pratique, 1/3 d’échanges entre les participants. Car le partage avec les autres participants apporte beaucoup, et nous relie à une humanité universelle. Chacun dévoile ses particularités, mais le constat réconfortant est que nous sommes tous très semblables, et que nous pouvons bénéficier de l’expérience de l’autre. Ce partage se fait dans la pudeur et le respect : si l’un d’entre eux ne souhaite pas s’exprimer, il n’y a pas d’effort à faire. Simplement garder le silence et continuer.

Entre chaque séance, j’envoie des liens vers des vidéos et des contenus en lien avec la séance précédente. Et des exercices à réaliser pour continuer de progresser. Souvent, les participants se prêtent au jeu et suivent la feuille de route. D’autres pas : c’est bien normal. La première des valeurs que nous appliquons dans le groupe, c’est le respect de soi : faire ce qui nous correspond, en se faisant confiance, et en respectant son propre rythme. Dans ce programme, il n’y a aucune obligation. Seulement des pistes, des propositions. Nous cultivons le non-jugement et l’acceptation.

Qu’en disent les participants ? 🎙

Les retours sont aussi divers que les participants, mais parmi le foisonnement, je citerai :

  • Je suis beaucoup plus réceptif à ce qui se passe autour de moi, cela m’apporte beaucoup d’informations que j’ignorais auparavant.
  • Je vois que je suis plus à l’écoute, et moins dans la réaction. Mes comportements changent, petit à petit.
  • J’arrive à me dire que je dois faire une chose après l’autre, et je ne fais plus de listes de tâches irréalistes, que je n’arrive pas à honorer et qui m’épuisent.
  • J’arrive enfin à prendre du temps pour moi, pour me poser, pour me ressourcer.
  • J’ai trouvé dans le parcours des méditations qui me parlent, qui m’aident. J’aime pratiquer chez moi. Chaque jour.
  • J’ai plus d’empathie quand les personnes ressentent des émotions. Je perçois mieux ce qui se passe en elles, et du coup, je peux mieux m’adapter.
  • J’ai vécu cela comme une analyse profonde de moi-même, qui mène à une meilleure gestion de la difficulté, une meilleure gestion du stress, une prise de recul exercée beaucoup plus facilement, une meilleure gestion des émotions.

Cela vous parle ? N’hésitez plus, rejoignez-nous pour le cycle qui débute le 8 avril, sur la péniche Althéa. En savoir + ici.

Petite anecdote : plus la formation avançait, plus les participants arrivaient tôt. Pour regarder le fleuve et son flot inexorable qui nettoie tout sur son passage, pour admirer le coucher de soleil depuis le pont, pour observer la nature incluse dans un environnement urbain… Pour être présent à ce qui s’offre à nous à chaque instant de notre vie, et l’apprécier à sa juste valeur !

Marion NUSSBAUMER

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19/03 et 02/04 – Formation interentreprise Gestion des Emotions en entreprise

2 demi-journées de 4h
Dans les locaux du RILE
A Carpentras


400 € avec possibilité de prise en charge par les OPCO ou FIFPL

Vous ressentez le besoin de mieux comprendre l’impact des émotions dans notre quotidien professionnel ? Vous avez l’ambition d’améliorer le cadre de travail de vos salariés en pratiquant un management plus humain, plus sensible, plus authentique ? Vous ressentez un mal-être sur votre lieu de travail ou aimeriez vivre votre travail plus sereinement ?

Cette formation peut répondre à vos attentes. Que vous soyez dirigeant, profession libérale, salarié, manager, représentant du personnel… Nous sommes tous humains, donc tous concernés par améliorer nos compétences émotionnelles !

N’hésitez pas à me contacter pour avoir de plus amples renseignements.

Marion NUSSBAUMER

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15 et 16/03 – Stage à Avignon Apprivoiser ses émotions

J’ai la chance d’intervenir à leurs côtés pour animer 2h d’atelier en art thérapie et méditation sur la journée du 16 mars. Nous cheminerons sur la route de la joie ensemble !

Le 15 et 16 mars
9h30 – 17h30
Espace Namaste à Avignon

Cela vous intéresse mais vous vous demandez si ce stage est fait pour vous ?
N’hésitez pas à me contacter pour avoir de plus amples renseignements.

Marion NUSSBAUMER

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NOUVEAU ! Programme d’initiation à la méditation en ligne et gratuit

En ce début d’année, j’avais envie de vous faire un cadeau !
Et de poursuivre le chemin sur lequel je me suis engagée en créant mon activité :
faire découvrir au plus grand nombre ce magnifique outil
qu’est la méditation de pleine conscience.

Pour cela, j’ai créé un mini Défi 7 jours de Méditation, totalement gratuit et en ligne.
Afin que vous puissiez comprendre si la méditation est faite pour vous,
et si l’accompagnante que je suis vous correspond.

Le principe :
1 vidéo par jour de 5 à 10 mn
avec de la pédagogie et des exercices
pendant 7 jours consécutifs

Il vous suffit de vous inscrire en ligne et c’est parti !

A l’issue du programme, je serai très heureuse de recevoir vos messages et avis.

N’hésitez surtout pas à m’envoyer un mail à l’adresse
bonjour@marion-nussbaumer.com
Ou à passer par le formulaire de contact en lien ici

vvv

Marion NUSSBAUMER

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06/02 – Tapas y Plumas : Happy hour créatif à la Maison Bronzini

RDV après le travail pour un Happy Hour dédié à l’écriture et au bien-être
Tous les 1er mardis du mois à la Maison Bronzini
Autour d’une formule 1 boisson + grignotage = 30€

Détail du programme
Détail du programme
Détail du programme d'atelier écriture et détente
Détail du programme
À propos de Marion

Je suis thérapeute et formatrice, spécialisée dans la gestion des émotions et le rapport à soi (estime, confiance, amour de soi). J’interviens auprès de publics variés (ados, salariés, dirigeants, seniors, public empêché…). Je travaille sur ces questions à l’aide de la méditation de pleine conscience, la relation d’aide et l’art thérapie. Je propose des séances individuelles, des ateliers de groupe, des formations, des conférences.  

Je m’adresse aux particuliers qui recherchent de l’aide pour transformer une problématique et aux institutions et entreprises qui veulent accompagner leur public ou salariés.

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Le cabinet

4 impasse du Chêne Vert
Résidence la Manufacture
30133 Les Angles

Parking gratuit – Accès PMR

L’écritothérapie par Bernard Werber

Vous connaissez sans doute l’écrivain à succès Bernard Werber, auteur de la trilogie des Fourmis, des Thanatonautes ou encore, de l’Arbre des Possibles (j’adore ce titre). Je vous invite à découvrir son intervention en TEDX à Marseille.

Bernard Werber revient de manière émouvante sur sa maladie : la spondylarthrite ankylosante, et explique en quoi l’écriture l’a aidé à faire face.
Etonnant, enthousiasmant, porteur d’espoir.

Prochain atelier d’écriture Tapas Y Plumas
le 16 janvier à la Maison Bronzini

Inspirée par les nombreuses vertus de l’écriture sur la santé et le moral, j’ai créé des ateliers écriture et détente, Tapas y Plumas, tous les 1er mardis du mois à la Maison Bronzini.
Le prochain aura lieu le 16 janvier 2024.

Vous souhaitez proposer un atelier au sein de votre établissement, pour vos équipes ou un groupe d’amis ? Contactez-moi au 06 38 84 20 74. En fonction de vos objectifs ou de vos souhaits, les consignes et la forme des exercices seront établis sur-mesure, pour répondre à vos besoins.

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[EN SAVOIR +] Esprit de Noël, es-tu là ?

Une étude originale publiée par deux chercheurs danois qui voulaient identifier dans notre cerveau où se localise « l’esprit de Noël ».

A coup d’IRM (de quoi péter la magie), ils ont fini par le trouver !!! Dans les zones de notre cerveau qui gèrent le sens du toucher, la spiritualité et l’expression des émotions, et notre capacité à nous sociabiliser ! De là à conclure que les grincheux manquent de câlins, il n’y a qu’un pas 😉

#sante #neurosciences #noel #marionnussbaumer

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