Queen ou l’illustration de l’intelligence créative

Quelques enseignements tirés du visionnage de Bohemian Rhapsody
sur les mécanismes du processus créatif.

L’automne étant désormais bien installé, j’aime à passer des soirées cocoon, devant un film de qualité, dans la douce chaleur de mon intérieur. Passionnée par la musique, par l’art, et par la dynamique créative dans son ensemble, je choisis Bohemian Rhapsody que je n’avais pas eu l’opportunité de découvrir en salle.

Je ne me lance pas ici dans une critique cinématographique, je n’en ai ni l’envie, ni les compétences ! Mais j’ai apprécié la douceur, les qualités humaines et la grande sensibilité qui ressort du personnage de Freddie Mercury, tel qu’a choisi de le dépeindre le réalisateur.

Prenons de la hauteur et inspirons nous

Ceci étant dit, j’ai surtout été interpelée par un passage bien précis du film, qui consacre pour moi une illustration parfaite de ce qu’on peut nommer un peu conceptuellement « intelligence collective ». En l’occurrence, ce processus est mis au service de la création artistique, d’où le titre de cet article, en lien avec mon savoir-faire : cultiver au sein d’un groupe ou pour un individu sa capacité créative. Celle-ci ne sert pas uniquement, et de façon caricaturale, à créer des œuvres, mais à bien d’autres choses dans notre quotidien, personnel comme professionnel :

  • envisager de nouvelles solutions à un problème ;
  • prendre confiance en soi et revaloriser son estime ;
  • consolider un groupe en utilisant la complémentarité de chaque individu ;
  • gagner en autonomie, en confiance et en responsabilité en développant sa capacité à être force de proposition…

Dans ce film, il y a pour moi deux moments charnière dans l’activité artistique des personnages :

  1. le moment où Freddie Mercury, en proie à un mal-être lié notamment aux conflits internes qui rongent le groupe et la sérénité de chacun, mais également sous la mauvaise influence d’un partenaire qui priorise le rendement financier de l’artiste, décide de mener sa carrière en solo
  2. le moment où il revient vers ses anciens partenaires pour recomposer le groupe à l’occasion du Live Aid, concert caritatif monumental de Wembley.

Dans la première phase évoquée, l’artiste choisit de se dissocier du groupe dans un moment de grande fragilité. Il leur lance l’affirmation suivante : je n’ai besoin de personne.

Il s’engage donc dans la production de deux albums solo qui ne le satisferont pas.

Il reviendra alors vers ses amis, avec l’affirmation contraire : sans vous je ne suis rien, et sans moi vous n’êtes rien.

Pourquoi ?

Le personnage de Freddie Mercury l’explique très simplement dans la deuxième phase, où il demande pardon à sa « famille » musicale : il n’a pas réussi à produire avec le même génie tout seul, parce qu’il lui a manqué la contradiction, la confrontation, la différence d’opinion, l’apport crucial des idées des autres qui faisaient toute la richesse de leur co-production.

Il évoque d’ailleurs cette force très en amont dans leur aventure, pour séduire l’éminent label EMI. En réponse à la question qui leur est posée : qu’est-ce qui fait de vous un groupe différent ? Il affirme avec beaucoup de panache dans le film que c’est la différence de chacun, et l’acceptation heureuse de cette différence, qui fait la singularité de leur groupe. Parce qu’ils ont su la transformer en complémentarité créatrice.

Comment sortir de la crise ?

Alors, comment vont-ils faire pour recommencer à fonctionner ensemble tout en exploitant ces différents points de vue sans pour autant générer du conflit ? Le groupe se régule naturellement en posant un cadre sécurisant pour tous, en posant des règles de base acceptées par tous, car vécues comme équitables et respectueuses de l’apport de chacun.

En l’espèce :

  • que chaque production, quel qu’en soit l’initiateur, sera signée par le groupe
  • que les profits soient redistribués à part égales.
Vous allez me dire : mais pourquoi je vous parle de tout cela ?

Parce qu’on peut extrapoler cela à n’importe quel groupe de travail, et le mener à sublimer sa production. Pour cela, on peut décider de :

  • Voir la différence comme une source de richesse, en sachant identifier les complémentarités pour les assembler et en respectant les singularités de chacun
  • Poser un cadre de fonctionnement (comme les québécois disent : « identifier dans quel bac à sable on joue ») pour que chacun puisse s’exprimer plus librement.

De cela, il peut en sortir un véritable génie collectif, qui remplira peut-être le stade de Wembley et l’emportera dans une transe inoubliable.

Evidemment, ce film, ce n’est pas que ça

Au delà de ces considérations, on peut apprécier dans le film la place faite à l’affirmation de soi, à l’importance du lien d’affection, aux vertus du pardon, à l’importance de la reconnaissance parentale… En plus d’apprécier l’utilisation de nombreux lives de Queen. Je vous le recommande donc, pour la musique, les acteurs, et la façon dont l’histoire des personnages est traitée.

Mais ce soir, j’ai envie de dire : merci Freddie d’avoir osé être celui que tu avais toujours voulu être, et au réalisateur pour cette leçon de management.

Et vous, comment ça va ?

Faites le point sur votre météo intérieure.

« Prendre soin de soi » : nous l’entendons désormais à tout bout de champ, ce qui a une petite tendance à m’agacer. Parce que, concrètement, ça veut dire quoi ?

Et si la première étape d’une bonne relation à soi, était déjà de prendre un temps pour se demander sincèrement : « comment je vais ? »

Et ce, dans tous les domaines, y compris celui de sa santé mentale.
« Mon moral est-il bon ? Ai-je de la motivation, de l’optimisme, de la confiance ? »

Toute action pertinente requiert un diagnostic éclairé. Donc avant de vous précipiter sur une solution bien-être, je vous propose de prendre un temps pour répondre à ce questionnaire qui vous aidera à faire le point :

  • sur votre météo intérieure,
  • sur les moyens que vous mettez en œuvre pour l’embellir.

Et si vous souhaitez bénéficier d’un entretien individuel gratuit pour intégrer
« The Medi-Art Program », n’hésitez pas à nous contacter :
06 38 84 20 74

bonjour@marion-nussbaumer.com

Répondre au questionnaire

ET PARTICIPER AU BAROMETRE

En savoir plus sur The Medi-art Program

Devenez l’artiste de votre bien-être !

Ouverture de la « Moodiathèque »

Partage de ressources utiles, étonnantes, rayonnantes, qui rendent la vie plus agréable ! Dès le début de mon aventure en tant que consultante, j’ai souhaité partager des contenus aussi variés que complémentaires. Voici donc un article spécifique intitulé « Moodiathèque » (merci à Julien pour l’inspiration), qui deviendra bientôt un espace à part entière de mon site.


PEINDRE LE QI

J’ai eu la chance de découvrir l’artiste Zao WU KI grâce à l’expo 2021 de l’hôtel de Caumont. Un artiste qui peignait le QI, c’est à dire, l’énergie vitale qui nous traverse. Il apposait des couleurs, jouait avec les techniques et matières, pour traduire ses émotions, ses humeurs, ses états d’âme. Une peinture abstraite qui vous transporte par le sens qu’elle exprime, par la force qu’elle transmet. Je vous invite à vous plonger dans ce bain de couleurs et de formes qui, peut-être, vous procurera comme à moi, un véritable bien-être.

Découvrez l’œuvre du peintre ZAO WU KI ici. Spécial thanks à Manu pour la visite.

VOIR LA BEAUTE DU QUOTIDIEN

Et s’en émerveiller : c’est la proposition d’Ingrid FETELL LEE. Cette designer a réalisé un travail de recherche foisonnant sur ce qui nous procure de la joie dans notre quotidien. Elle relate dans ce TedX comment est né l’idée de sa recherche. Et dans son livre « Voir la beauté au quotidien et s’en émerveiller », vous découvrirez la richesse des diversité des sources de joie qui nous entourent. Dans une approche comportementaliste, un très bon ouvrage pour reconsidérer la place de ces choses dans nos vies.

Visionnez le TEDX ici. Spécial thanks à Fred pour la découverte.

ECOUTER LE FLOW DE SON HUMEUR

J’ai eu la joie de découvrir cette semaine que Deezer offrait une fonctionnalité supplémentaire dans le « FLOW » : cette playlist conçue par l’appli en fonction de vos goûts. Maintenant, l’application vous propose d’y ajouter la teinte de votre humeur : détente, focus, fête, motivation… de quoi affiner la playlist de votre vie.

Spécial thanks à Deezer qui m’accompagne toute la journée, me donne de l’énergie quand j’en manque ou m’apaise quand j’en ai besoin ! (et qui me permet de danser dans mon bureau si nécessaire)

Zapping attentionnel : le mal du siècle ?

Vous éprouvez des difficultés à vous concentrer plus de 5 mn sur la même tâche ? Vous avez du mal à écouter un interlocuteur sans avoir l’envie irrépressible de consulter votre portable ? Vous avez du mal à mémoriser des infos comme un prénom, une adresse qu’on vient de vous donner ? Vous êtes devenu incapable d’écrire un mail sans faute d’inattention ? Vous êtes peut-être victime de zapping attentionnel.

D’où ça vient ?

Bonne nouvelle : ces symptômes ne sont pas forcément le signe d’une dégénérescence précoce de votre cerveau ! Et la méditation de Pleine Conscience, comme la pratique de Médiation Artistique, sont parfaitement indiqués pour récupérer tout votre potentiel.

Ces symptômes, très répandus dans notre société, sont occasionnés par le mode de vie actuel : nous sommes sursollicités d’informations en tout genre, et majoritairement de choses inutiles ou non urgentes, poussés à notre conscience sans forcément notre consentement. Cela porte un nom que j’aime bien car il est parlant : l’infobésité.

Concrètement, votre vie, c’est ça ?

emails + sms + alerte réseaux sociaux + notifications application
+ interruptions des collègues de bureau
+ coups de téléphone
+ etc, etc, etc…

=

oubli de ce que l’on était en train de faire
ET/OU difficulté à prioriser ce qui est urgent et important
ET/OU pression et tension émotionnelles
ET/OU mauvaise qualité relationnelle
ET/OU irritabilité
ET/OU addiction aux interactions
{liste malheureusement non exhaustive !}

Que peut-on y faire ?

Avec les outils proposés dans mon cabinet, nous travaillons à restaurer vos capacités cognitives et les aptitudes qui en découlent : attention, concentration, mémorisation, apprentissage, qualité d’écoute, capacité d’organisation, gestion de son temps et des priorités…

Par des exercices simples et pouvant être reproduits en toute autonomie après les séances, nous guidons notre esprit vers un mode de fonctionnement plus efficient. Nous retrouvons le plaisir de pouvoir lire un bon roman, écouter avec attention une belle musique, voire tout un concert assis !!! Nous pouvons à nouveau nous attaquer à des travaux minutieux, ou encore partager un moment avec un de nos aînés sans nous impatienter de leur lenteur. En retrouvant un juste rapport au temps et en nous libérant de la pression absurde de faire tout vite.

Références :

Je vous invite à découvrir cet article de CAPITAL qui fait le point le mythe du multitasking et ses conséquences en termes d’infobésité, de zapping attentionnel, et autres troubles gênants au quotidien :

https://www.capital.fr/votre-carriere/les-effets-nefastes-du-multitasking-et-comment-y-remedier-1413298

Etayé de sources neuroscientifiques, il finira de convaincre les sceptiques et les rationnels, qui ont besoin de protocole d’études, de chiffres et d’imagerie médicale !

9 attitudes que la méditation permet de cultiver

Que travaille-t-on quand on apprend la Mindfulness,
ou méditation de Pleine Conscience ?

Pour les anglophones (car non sous-titrée), j’ai le plaisir de vous partager une vidéo éclairante par le créateur de cette pratique, Jon Kabat Zinn. Il revient en détail sur les 7 attitudes initiales (acceptation, non-jugement, non-effort, confiance, lâcher-prise, ouverture du débutant et patience) que la méditation de Pleine Conscience va nous apprendre à intégrer dans notre quotidien, et ajoute, après 50 années d’expérience, 2 principes complémentaires : la gratitude et la générosité.

S’entrainer à ressentir la gratitude pour simplement être vivant, marcher, respirer, voir, entendre… ou encore pour les petits bonheurs de notre quotidien, favorise un sentiment de bien-être. Notre cerveau d’occidental est conditionné pour se concentrer sur tout ce qui va mal dans nos vies ou sur les problèmes que nous avons à régler. Guider notre attention vers la considération de ce qui est agréable et positif aide à construire dans notre cerveau des petits chemins de traverse, et à faire une place plus importante à ce qui nous rend heureux, si petits les bonheurs considérés soient-ils.

Pratiquer une véritable générosité, non pas pour se valoriser, mais pour apporter du bien-être à autrui, constitue également une source d’épanouissement pour soi. Car se détourner volontairement de ses problèmes l’espace d’un instant, permet de se décentrer de sa souffrance et nous redonne un petit rôle vis-à-vis d’autrui, dans le partage et la joie. Inutile d’accomplir de grandes actions : donner quelques minutes de son temps pour aider quelqu’un dans une tâche, prêter une de ses affaires à quelqu’un qui en a besoin, faire un café à son voisin de bureau… autant d’actes de petite générosité, s’ils sont répétés plusieurs fois dans une journée, nous permettrons de voir des sourires tout au long de celle-ci. Et sachez que notre cerveau adore voir cela !

Dans le cadre des séances que je propose, nous nous entrainons à cultiver ces 9 attitudes, dans un programme pédagogique progressif, basé sur la méthode appliquée dans la Clinique du Stress du Massachussetts.

Pour vous guider vers l’épanouissement et une meilleure qualité de vie.

La création au service de la connaissance de soi

En quoi une activité créative, de type dessin, peinture, écriture, collage, coloriage, peut-elle être pratiquée comme une activité méditative ?

Le lien entre les deux pratiques peut ne pas être évident pour une personne qui perçoit l’activité de créer comme une technique résultant d’un processus intellectuel.

Toutefois, il existe une autre façon d’aborder la création, celle de l’expression libre. Libre de toute intention, libre de tout savoir-faire technique, libre de toute contrainte hormis celle de l’inspiration et de notre capacité à lâcher-prise.

Quand j’ai démarré mon activité artistique, mon besoin pouvait se résumer de la sorte :

  • avoir une pratique manuelle
  • associer des couleurs que je jugeais pouvoir créer un mélange harmonieux à mes yeux et qui me procuraient de la satisfaction
  • concentrer mon esprit l’espace de quelques heures sur autre chose que mes problématiques
  • occuper des temps libres qui pouvaient être envahis par les ruminations ou les émotions si je ne les employais pas à quelque chose

Je me suis laissée guider par ces envies, et sans même m’en rendre même compte, j’ai entamé un travail sur moi qui reprenait les codes de la méditation.

En portant mon attention sur le processus de création, j’ai pu apprendre beaucoup de choses sur moi.

En méditation, nous apprenons à nous « regarder penser, ressentir et agir », pour identifier les schémas de fonctionnement qui ne nous conviennent plus ou qui semblent inadaptés à une vie agréable.

En nous observant créer, nous pouvons comprendre (liste non exhaustive !) :

  • ce qui nous inspire et quelles sont les influences qui nous guident : notre passé, les voyages, l’exotisme, l’histoire, les sciences, notre famille, les romans…
  • ce qui nous empêche éventuellement de passer à l’action : des pensées ou des jugements (« je n’ai jamais suivi de cours, je n’ai aucune technique…), des émotions (la peur de faire quelque chose de raté, la peur de gâcher des fournitures…)
  • notre rapport au temps : s’impatiente-t-on ou sait-on lâcher prise vis-à-vis du temps qui passe ?
  • notre degré d’exigence vis-à-vis de notre production: quel degré de finition accepte-t-on ? Arrive-t-on à terminer notre création ? Revient-on inlassablement sur notre création sans jamais la juger aboutie ?
  • notre capacité de concentration : est-on pleinement absorbé par notre action ou pense-t-on à une multitude de choses en même temps ?
  • notre rapport au corps : est-on courbé sur notre œuvre ou agit-on avec plus de décontraction ?

Et par extrapolation, nous pouvons ainsi saisir nos modes de fonctionnement automatiques face à des situations analogues : quels sont nos sentiments face à la nouveauté ? Comment s’adapte-t-on quand on manque de compétence technique ? Est-on capable de lâcher-prise et se faire confiance ou cherche-t-on la maîtrise à tout prix ? Peut-on laisser la place à l’improvisation dans nos vies ? Etc, etc, etc…

Bien sûr, ces mécanismes sont d’autant plus identifiables s’ils sont partagés avec un accompagnant. Voici une des dimensions que j’apporte dans les activités de médiation artistique que je propose : un accompagnement à l’observation d’un processus qui en dit long sur nous et qui peut être une source d’enseignement riche et étonnante.

La médiation créative travaille également d’autres dimensions sur lesquelles je reviendrai dans d’autres articles, comme la détente, l’amélioration des capacités cognitives, l’expression des émotion, la transformation des événements douloureux… mais sachez déjà qu’elle vous permettra tout simplement de mieux vous connaître, mieux vous comprendre et mieux vous accepter. Un petit pas pour l’humanité mais un grand pas pour vous !

Marion NUSSBAUMER

06 38 84 20 74
bonjour@marion-nussbaumer.com
Formulaire de contact

Lancement du site de mon entreprise

Il est né : le site internet présentant mon activité est désormais en ligne. Je vous invite à découvrir mon offre, pour les particuliers, les organisations et les dirigeants. J’ai eu à cœur également de vous présenter les techniques que j’emploie pour vous accompagner.

En téléchargement, retrouvez les plaquettes spécifiques particuliers et organisations.

Quelques photos du cabinet pour donner la note d’ambiance.

Et enfin, l’actualité : sur ce blog, qui a vocation à vous éclairer sur ma pratique et vous orienter vers le bon type d’accompagnement.

Bonne découverte.

L’impact de la méditation sur le vieillissement cérébral

Voici le dernier billet du moine bouddhiste Matthieu Ricard qui prend part à de nombreuses études visant à évaluer l’impact de la méditation sur notre neuroplasticité.

https://www.matthieuricard.org/blog/posts/quel-est-l-impact-de-la-meditation-sur-le-vieillissement-de-notre-cerveau

Matthieu Ricard vous donne rendez-vous le mardi 21 septembre à 19h (journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer) pour une table ronde digitale spéciale « Cerveau et Méditation ». A ses côtés, Ilios Kotsou – docteur en psychologie – et le Dr Olivier Deladoucette – président de la Fondation Recherche Alzheimer – proposeront leur analyse. Pour suivre cet échange, suivez ce lien.

Source : https://www.matthieuricard.org/

Expression = faire sortir la pression

Jeter des mots sur un papier, laisser la couleur envahir une page, oser des associations dissonantes, tracer des formes en laissant libre cours à sa gestuelle, couper, déchirer, recomposer du papier, modeler de l’argile, taper, déformer, reformer…

Ce n’est pas le résultat qui compte !

Dans la médiation artistique, ce n’est pas le résultat qui compte, mais plutôt le processus de création : comment vient l’inspiration, quels sont les souvenirs ou les émotions qui nous envahissent, comment on ose se mettre en mouvement, comment on accepte de ne pas maîtriser le rendu, comment on laisse de l’espace à de nouveaux comportements…

Au travers ce processus, c’est non seulement notre mental qui s’exprime, mais aussi l’ensemble de notre corps, et plus imperceptiblement, le registre de l’émotion. Parce qu’on aime, parce qu’on n’aime pas, parce qu’on trouve ça joli, curieux, intéressant, nouveau, surprenant… on se laisse guider par l’ensemble de ses ressentis pour construire une œuvre.

Ainsi, un vécu interne comme une émotion, qui trouve parfois difficilement un moyen d’exister par les mots, peut prendre une forme, une couleur, une matière, une histoire, et s’incarner, s’exprimer dans la sphère du tangible.

Et le bénéfice est grand : car tout ce qui vit en nous et ne peut trouver un moyen de sortir fait pression, amène un conflit interne qu’il est nécessaire de soulager. Que ce soient des pensées omniprésentes, des émotions intenses, des conflits douloureux… les mettre en mots ou en couleur nous aide, grâce à un mouvement libératoire de l’interne vers l’externe.

Créer de l’espace pour autre chose

Libérés d’un peu de pression, notre corps, notre mental, notre cœur… peuvent retrouver du confort. Et tout ce qui fini couché sur le papier, ayant quitté notre for intérieur, libère de la place pour accueillir autre chose. Tout en cultivant notre lâcher-prise grâce à l’acte de créer, parfois d’une feuille blanche, parfois avec une consigne précise, nous nous séparons de ce que nous ne voulons plus ou de ce qui nous encombre.

La médiation artistique ou encore médiation créative utilise ce processus pour apaiser les tensions, matérialiser des conflits internes, donner un angle de vue différent à une problématique. Pour cela, nul compétence technique n’est requise. La clé réside en notre capacité à se laisser guider par l’intuition, et à se faire confiance pour progresser dans la compréhension de nous-mêmes.

J’espère que lire ces quelques lignes vous aura permis d’entrevoir le bénéfice de la médiation artistique en terme de réduction du stress et de facilitation de l’expression. Dans ma pratique, j’utilise les arts plastiques (dessin, peinture, modelage…) mais aussi l’écriture. Laissez-vous guider dans la découverte de ce mode d’expression, si éloigné de notre quotidien, mais aux bénéfices multiples.

Nougaro pour illustrer nos projections mentales

Ou une illustration en chanson de ce que l’on aime parfois se faire : des films !

La méditation de Pleine Conscience nous permet d’observer un phénomène naturel de notre fonctionnement cérébral : les productions mentales. Anticipation, projection, interprétation, souvenir : autant de constructions qui n’existent finalement que dans notre esprit car seul l’instant présent n’a de réalité.

Et ce mécanisme imaginatif peut être source de bien des tourments parfois. Car notre corps ne fait pas la différence entre un événement qui est réellement en train de se passer et un événement que nous imaginons. Il est capable de mettre en œuvre des réactions hormonales, des tensions musculaires, des réactions émotionnelles comme la tristesse ou la colère, génératrices de fatigue ou d’inconfort, sur la seule base de notre pensée.

Si nous pensons à quelque chose qui nous fait peur, par exemple, pour une personne souffrant du vertige, si elle s’imagine en train de se pencher dans le vide, elle pourra recréer physiquement les symptômes de sa peur (mains moites, tremblements, serrement de la poitrine…). Personnellement, cela m’arrive même quand je vois des images d’escalade, ou pire, Cliffhanger (film de 1993 avec Stalone suspendu dans le vide).

Je vous engage à faire l’expérience en choisissant un sujet qui vous parle : les insectes, les serpents, la foule, une réunion, une prise de parole en public…

Vous comprendrez qu’à la base de cette sensation corporelle et de cette émotion désagréable se trouvent uniquement nos constructions mentales, c’est-à-dire notre capacité à mobiliser notre imagination pour penser à quelque chose de manière très réaliste.

Pour comprendre ce point, j’ai pensé à vous partager cette chanson de Claude Nougaro, « le cinéma », qui illustre parfaitement notre aptitude à créer un film dans notre tête (se faire du cinéma), pour le meilleur comme pour le pire. Enjoy.

Peut-être en ayant découvert ces quelques lignes, aurez-vous envie d’en savoir un peu plus sur le travail que nous réalisons avec la Méditation de Pleine Conscience. N’hésitez pas à me contacter ou à consulter cette page.